KARJALAINEN TAIKAHUIVI

Le foulard enchanté

1938

Opéra comique en un acte, en vers

La ferme carélienne de Larila

Au premier plan, à gauche, un perron genre veranda devant le pavillon réservé aux hôtes de passage. A droite, la maisonnette simple mais bien tenue de Paraske.

Arrière plan, à gauche, le bâtiment principal de la ferme Larila. A droite : un groupe de bâtiments qui sont les communs. Cependant, on remarque au milieu d’eux, complètement indépendant pour qu’on puisse en faire aisément le tour, une sorte de cabanon sans fenêtre, qui est l’endroit où l’on remise les vêtements, soit la vaste armoire commune des habitants du lieu.

Au loin, un tronçon de route à demi caché par des bordures en grillages.

La soirée est déjà avancée (…), fin de jour à l’époque des moissons sous le ciel nordique.

La scène se passe en Carélie, pays des traditions et des vieilles chansons, situé dans le sud-est de la Finlande. Le tableau d’épilogue montre un village du sud-ouest.

Larila, Mathieu, Okuline et les moissonneurs sont assis autour d’une grande table chargée de vivres, placée au centre de la scène; le repas est sur le point de finir.

Epoque : aux environs de 1870

Extrait du livret manuscrit de 63 pages.

Dans l’opéra inédit de 1937, Karjalainen taikahuivi, Launis renoue avec les mélodies caréliennes et ingriennes. Les thèmes principaux de l’œuvre proviennent de ses précédents voyages en Carélie , en Ingrie et en Estonie pour enregistrer des chants folkloriques . Cet opéra, de nature chantée et dramatique, raconte une histoire d’amour comique, centrée sur les coïncidences qui se produisent dans un petit village carélien autour d’un foulard de soie enchanté. On retrouve l’autoportrait du compositeur dans le rôle de Lingén, le maître de poste à la retraite qui, collectionneur de magie et de savoirs traditionnels, rêve d’un passé révolu dans les contrées magiques de Carélie. La célèbre chanteuse de runes ingrienne Larin Paraske apparaît également comme personnage d’opéra , ici dans le rôle d’une jeune veuve d’une trentaine d’années. Launis a adapté la Suite carélienne en quatre parties à partir de la musique de l’opéra .

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